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VIPER, le chercheur d’eau lunaire de la NASA

Publié le 05 mars 2020

Le rover VIPER a été conçu pour détecter la présence de glace d’eau au pôle Sud de la Lune. L’agence américaine vient de lancer un appel d’offres pour sélectionner la compagnie privée chargée de l’amener à destination en 2023.

VIPER, le chercheur d’eau lunaire de la NASA

Avec son programme Artemis, la NASA vise 2024 pour signer un retour habité sur la Lune afin d’y amener selon la demande de la Maison-Blanche «le prochain homme et la première femme». En préparation de cette mission, plusieurs reconnaissances robotiques sont prévues et l’une prend la forme d’un rover appelé VIPER.

Test d’un prototype de VIPER au Glenn Research Center de la NASA. Les d’opérateurs portent une sorte de casque pour ne pas inhaler de la poussière de silice utilisée pour simuler le sol lunaire.
© NASA/Bridget Caswell, Alcyon Technical Services

L’exploration lunaire en mode sustainable

L’agence américaine le rappelle fréquemment, le retour sur la Lune doit se faire dans une optique sustainable, soit durable, avec l’idée d’exploiter les ressources sur place. Cette logique dite ISRU (In Situ Resources Utilization – utilisation des ressources in situ) fait partie des notions expliquées dans l’exposition Lune – Episode 2 de la Cité de l’espace à Toulouse et qui a repris depuis la réouverture 2020 du site début février.

Par exemple, si on trouve de la glace d’eau, celle-ci pourrait être prélevée pour obtenir le précieux liquide, ce qui éviterait d’en amener. L’eau peut bien sûr être bue par les astronautes et/ou utilisée pour la toilette (des analyses poussées devront être menées bien évidemment), mais on peut aussi en extraire de l’oxygène (pour respirer) et de l’hydrogène. De plus, hydrogène et oxygène sont respectivement d’excellents carburant et comburant pour des propulseurs d’engins spatiaux !
Même s’il est probable qu’en raison d’un calendrier très serré, les premières missions habitées Artemis ne reposeront pas sur l’ISRU plus complexe à mettre en œuvre, la NASA prépare le futur avec son rover VIPER. Ce Volatiles Investigating Polar Exploration Rover de la taille d’une petite voiture emporte des instruments dédiés à l’étude du sol lunaire. Une foreuse capable de creuser jusqu’à 1 m prélèvera des échantillons. Ci-dessous, une vidéo NASA. 

VIPER est conçu pour fonctionner 100 jours terrestres avec l’objectif de dresser une carte des ressources (surtout la glace d’eau) dans la zone qu’il arpentera non loin du pôle Sud de notre satellite naturel.

© NASA

Le privé transportera VIPER

VIPER est réalisé par la NASA elle-même via son Ames Research Center de Californie, le Johnson Space Center de Houston au Texas et le Kennedy Space Center en Floride. En revanche, pour arriver à destination, l’agence américaine entend acheter une prestation clé en main au secteur privé. Pour cela, elle utilise son initiative Commercial Lunar Payload Services (CLPS) qui lui a permis de présélectionner 14 sociétés capables de mettre au point un tel service de transport. Parmi les entreprises retenues, on trouve de nouveaux acteurs, mais aussi des noms plus connus comme Blue Origin, SpaceX ou encore Lockheed Martin. Le 24 février, la NASA a officiellement demandé aux 14 du CLPS de lui faire des propositions. En 2023, VIPER sera donc amené au pôle Sud lunaire par la firme qui aura soumis la meilleure offre.

L’exposition Lune – Episode 2 de la Cité de l’espace à Toulouse vous permet de découvrir et comprendre les enjeux du retour vers notre satellite naturel qui est en cours.

© Cité de l’espace/Manuel Huynh

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