La Pierre de Lune prêtée par la NASA, exposée à Quai du Système solaire de la Cité de l’espace.
Jusqu’ici les analyses des échantillons revenus de la face visible, semblaient indiquer que le volcanisme lunaire avait cessé il y a plus de 3 milliards d’années.
© Cité de l’espace
Un volcanisme plus long qu’imaginé
Des éruptions tardives sur la face cachée
Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que le volcanisme lunaire avait globalement cessé il y a environ 3 milliards d’années. Cette estimation reposait sur l’analyse des échantillons lunaires rapportés par les missions américaines Apollo et soviétiques Luna, qui s’étaient concentrées sur l’exploration de la face visible de la Lune. La découverte de basalte datant de 2,83 milliards d’années par la mission Chang’e 6, qui a atterri dans le bassin Pôle Sud-Aitken sur la face cachée, repousse donc la date limite du volcanisme lunaire. Les conclusions de ces analyses ont été publiées par l’équipe de Zexian Cui de l’Institut de géochimie de Guangzhou de l’Académie des sciences de Chine dans la revue Science. Cela signifie que des volcans étaient encore en éruption sur la face cachée de la Lune à une époque où l’on pensait que l’activité volcanique avait déjà cessé sur la face visible. Cette découverte suggère que l’histoire volcanique de la Lune est plus complexe et plus longue qu’on ne le pensait.

