Un satellite 3U pour se former
Ce projet pédagogique vise à préparer des étudiants à travailler dans l’industrie du spatial
Ils sont près de 300 à s’être succédé sur ce projet. Parmi eux, Cléo et Virgil. Tous deux ont passé un Mastère spécialisé en Développement des Systèmes Spatiaux, au Centre spatial universitaire de Montpellier avant de rejoindre le projet. « J’ai fait mon année d’alternance et j’ai été embauché au CSU en tant qu’ingénieur systèmes spatiaux », détaille Virgil Meslé. « On prend un peu le train en route. C’est dix ans de conception et c’est sur la dernière année qu’on l’a assemblé, intégré et testé, donc c’est un vrai plaisir de le voir partir », ajoute-t-il. « C’est un peu notre bébé », confie Cléo Joseph qui est aujourd’hui ingénieur qualité sur cette mission. « On a tous contribué à ce projet, donc on aimerait bien poursuivre ce travail dans l’espace. J’étais en salle blanche au moment de l’assemblage pour s’assurer que toutes les procédures étaient bien respectées. Je n’ai pas tenu le tournevis, mais j’étais là tout le long ». L’aventure Robusta 3A a commencé en 2014, pour développer le nanosatellite en interne de bout en bout. « Nous ne sommes pas des assembleurs, on ne va pas acheter sur étagère des sous-systèmes qu’on va assembler pour faire le satellite », explique Laurent Dusseau le directeur du CSUM et de la fondation Van Allen. « On a pris le temps et on a développé toutes les technologies. Ça fait partie de notre mission de formation en tant que Centre spatial universitaire ».

