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Kineis : déjà 15 satellites en orbite

Publié le 26 novembre 2024

Pour son 56ᵉ vol, le lanceur Electron de la firme néo-zélandaise RocketLab a placé sur orbite cinq satellites Kineis supplémentaires. La constellation toulousaine consacrée à l’Internet des objets IoT compte désormais 15 satellites sur les 25 prévus.

Kineis : déjà 15 satellites en orbite

L’aventure continue pour la constellation Kineis. Le 24 novembre, le lanceur Electron de RocketLab effectuait son 56ᵉ vol. À 16h55, heure de Paris, la fusée a décollé du Launch Complex 1 de la société néozélandaise, situé sur la péninsule de Māhia. Avec le succès de lancement, la constellation toulousaine compte dorénavant 15 satellites sur les 25 prévus.

Revivez le lancement de la mission « Ice AIS baby ».

© RocketLab

Lancement réussi

Le lanceur Electron a réussi sa mission “Ice AIS Baby”

Et cinq de plus ! Le 24 novembre, heure de Paris, et 12h de plus en Nouvelle-Zélande, la fusée Electron a quitté le Launch Complex 1, situé sur la péninsule de Māhia. Après 2 mn 25, le moteur du premier étage s’est éteint et l’étage supérieur s’est séparé. 3 mn 08 après le décollage, la coiffe s’est séparée. Puis, après 1h06 de vol et l’altitude de 643 km atteinte, les cinq satellites ont été libérés. Chaque nanosat a déployé son antenne et ses panneaux solaires.

Vous avez la ref ?

Habituée aux jeux de mots sur ses missions, RocketLab a baptisé sa mission “Ice AIS baby”

Fidèle à sa réputation, RocketLab a baptisé sa mission “Ice AIS baby”. Les enfants des années 90 auront peut-être reconnu ce morceau du rapeur Vanilla Ice qui reprenait un sample de Queen. AIS signifie Système d’identification automatique, le procédé d’échange de messages entre navires par radio. Ce système permet aux navires et aux systèmes de surveillance de connaître l’identité, le statut, la position et la route des navires. L’AIS est un des systèmes utilisés par les satellites Kineis. La toute première mission qui embarquait des satellites Kineis avait été baptisée “Nothing Toulouse”, en juin dernier. La seconde, partie en septembre dernier, était intitulée, “Kineis killed the radIoT star”. Une référence à la chanson de The Buggles, Vidéo killed the radio star, de 1980. On attend avec impatience le nom de la mission n°4. Peut-être un morceau des années 2000 ?

Le badge de la mission de RocketLab Ice AIS baby du 24 novembre 2024.

© RocketLab

nanosat_kineis_cde

Une maquette de satellite Kineis est présenté en taille réelle à la Cité de l’espace dans l’espace consacré au New Space dans le Centre de lancement au rez-de-chaussée du Pavillon des expositions. 

© Cité de l’espace

Quinze satellites Kineis ? Pourquoi faire ?

Le lanceur Electron a placé en orbite cinq nouveaux satellites de cette constellation qui en comptera vingt-cinq

À terme, cette constellation doit compter vingt-cinq satellites en orbite pour assurer son service d’IoT, l’internet des objets. Ce projet soutenu activement par le CNES doit permettre de suivre aussi bien des migrations d’animaux, que le déplacement des conteneurs ou de surveiller les feux de forêt. Les satellites Kineis ont été conçus à Toulouse et sont assemblés par Hemeria. Ils comprennent de nombreuses innovations dont l’antenne déployable imaginée par Comat. Des lancements sont prévus tous les deux mois avec l’objectif d’être opérationnel au mois de janvier 2025.

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