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VV25 : le retour en vol réussi de Vega-C

Publié le 03 décembre 2024

Avec le succès de VV25 (Vol Vega 25), partant du Centre Spatial Guyanais, le petit lanceur européen Vega-C a réussi son retour en vol le 5 décembre et placé le satellite Sentinel-1C sur orbite.

VV25 : le retour en vol réussi de Vega-C

C’est un retour en vol très attendu pour l’Europe spatiale. Vega-C est en effet l’évolution plus puissante du petit lanceur Vega qui n’a pas accompli de mission dans cette nouvelle version depuis fin 2022.

Succès de VV25

Mise à jour du 6 décembre

Le troisième Vega-C a décollé du Centre Spatial Guyanais à 18h20 heure locale. Une heure et 43 minutes plus tard, le satellite d’observation de la Terre Sentinel-1C était largué sur son orbite visée à 700 km.
Arianespace a alors officiellement annoncé le succès de VV25 qui marque aussi un retour en vol réussi pour le petit lanceur européen après son échec voici deux ans. De son côté, Sentinel-1C assure la continuité des données radar du programme Copernicus.

Un troisième vol décisif

Le petit lanceur européen Vega (vecteur européen de génération avancée) fabriqué par l’industriel italien Avio a décollé pour la première fois en 2012 et a subi deux échecs (vol VV15 en 2019 et VV17 en 2020) avant de conclure sa carrière sur un succès en septembre dernier avec VV24. Vega laisse en effet sa place à son successeur plus puissant Vega-C (3,3 tonnes sur orbite basse au lieu de 2,3 tonnes) qui fut inauguré le 13 juillet 2022 avec VV21. Notez que la numérotation d’un Vol Vega (VV) est continue et ne distingue donc pas la version d’origine ou la C. Mais dès sa deuxième mission, VV22 en décembre 2022, le nouveau lanceur a connu une défaillance de son deuxième étage Zefiro 40. Deux essais au sol (le premier n’ayant pas été concluant) ont été nécessaires afin de qualifier les modifications faites sur le Zefiro 40, ce qui explique les deux ans entre le deuxième vol et le troisième prévu pour ce 5 décembre (initialement annoncé pour la veille, il a été repoussé de 24 heures pour des contrôles additionnels, puis à nouveau de 24 heures, le portique mobile n’ayant pas pu reculer).

Vega-C, complémentaire d’Ariane 6

VV25, vingt-cinquième mission pour l’ensemble de la famille Vega, s’impose donc avant tout comme un troisième vol décisif pour la nouvelle version C qui doit ici confirmer sa capacité à donner à l’Europe son indépendance en matière d’accès à l’espace pour des charges utiles plus légères, en complément d’Ariane 6 conçu pour des lancements plus lourds.

Le Vega-C de VV25 préparé pour sa mission sur l’Ensemble de Lancement Vega (ELV) au Centre Spatial Guyanais. Le lanceur fait 35 m de haut et pèse 212 tonnes au décollage.
© ESA-Manuel Pedoussaut

Au Centre Spatial Guyanais, préparation du satellite Sentinel-1C pour son décollage au sommet de Vega-C. On voit les deux moitiés de la coiffe du lanceur sur la gauche.
© ESA/CNES/Arianespace/Optique du vidéo du CSG–S. Martin

Sentinel-1C

L’enjeu de la continuité

Le passager de Vega-C pour VV25 est le satellite Sentinel-1C du programme européen d’observation de la Terre Copernicus. Initié et financé par l’Union Européenne, Copernicus fournit des données indispensables sur l’état de notre planète (gestion des territoires, suivi des paramètres environnementaux et climatiques). La famille Sentinel-1 repose sur l’imagerie radar (résolution de 5 m) avec les satellites A et B lancés respectivement en 2014 et 2016. Cependant, Sentinel-1B ne fonctionne plus depuis 2021 et A cumule désormais 10 ans d’activité sur orbite. Le rôle premier de Sentinel-1C consiste donc à garantir la continuité de la récolte des données radar pour les années à venir. La continuité de réception des mesures est en effet un enjeu majeur pour l’observation de la Terre, car seule cette capacité permet de suivre les évolutions environnementales et climatiques sur de longues périodes.

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