Gauche : avant-dernier cliché de DRACO à environ 12 km de la surface de Dimorphos et 2 secondes avant l’impact. L’image couvre une zone de 31 m de large.
Droite : ultime transmission de données, incomplète, à 6 km et 1 seconde avant la fin de la mission de DART.
Crédit : Cité de l’espace d’après NASA/Johns Hopkins APL[/caption]
La protection de la Terre
Selon les calculs accomplis avant la mission, l’impact de DART devrait raccourcir de 10 minutes l’orbite de 11,92 heures de Dimorphos autour de Didymos. Tout l’intérêt est de passer de la théorie à la pratique. Plusieurs observatoires terrestres ont du coup scruté le moment de la collision et de futures mesures préciseront l’altération ainsi faite à la ronde de la petite lune autour de son astéroïde. La logique est que si un objet menace un jour notre planète, on cherchera à le dévier de sa trajectoire avec un engin impacteur. Même une faible modification pourrait devenir au fil des années un écart suffisant. Une telle mission de protection de la Terre s’appuiera sur les résultats de DART, mais pas seulement.
Ainsi, le 11 septembre, la sonde de la NASA a largué un petit satellite de l’Agence Spatiale Italienne appelé LICIACube. Ses deux caméras nommées LUKE et LEIA (clin d’œil évident à Star Wars) ont photographié le moment de l’impact.

