Gene Cernan, commandant d’Apollo 17 (1972), conduit le LRV (Lunar Roving Vehicle) alors que son collègue Harrison Schmitt le photographie. Les deux hommes rouleront un peu plus de 35 kilomètres avec cette voiture électrique, s’éloignant jusqu’à 7,6 km du Module Lunaire (le record du programme).
© NASA
LRV : la première voiture électrique lunaire
Le concept de véhicule motorisé lunaire n’est pas nouveau. En ce qui concerne les vols habités sur notre satellite naturel, les missions Apollo 15, 16 et 17 en avaient démontré l’utilité avec le Lunar Roving Vehicle (LRV), un engin biplace doté de quatre roues motrices électriques (alimentées par une batterie non-rechargeable).
L’avantage de rouler
La nécessité de s’éloigner du lieu d’arrivée s’explique aisément. Le lieu d’atterrissage est choisi afin d’offrir la sécurité maximale, à savoir un terrain plat dénué d’obstacles. Or, les scientifiques, et notamment les géologues, trouvent bien plus intéressants les rochers, les reliefs marqués, failles ou crevasses, véritables cauchemars des ingénieurs. La possibilité de quitter de la zone d’atterrissage pour rejoindre les sites scientifiquement pertinents permet alors de concilier les deux exigences*. Le LRV avec lequel les astronautes s’éloignèrent jusqu’à un peu plus de 7 km du Module Lunaire (Apollo 17) démontra l’utilité de la formule.

