La quête de l’eau
L’eau est un enjeu majeur des missions vers la Lune et au-delà
Au fil de son histoire, de l’eau a régulièrement été amenée sur la Lune par des comètes et des astéroïdes. Toutefois, dans la plupart des cas, elle n’y reste pas. Réchauffée par les températures extrêmes – jusqu’à +120° – du jour lunaire, l’eau se sublime. Le gaz n’est pas retenu, comme sur Terre, par une atmosphère. L’eau s’échappe dans l’espace. Mais en 1999, la sonde Lunar Prospector a détecté des traces d’eau, sous forme de glace, au fond des cratères les moins éclairés. Le Pôle Sud de la Lune est un bassin d’impact particulièrement chaotique. Or, si les crêtes des cratères sont éclairées, quasiment en permanence, le fond des cratères est, par endroit, dans le noir permanent. Des observations confirmées en 2009 par l’orbiteur lunaire Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO).
Le défi de l’ISRU
À la Cité de l’espace, l’exposition “Lune : épisode II”, explique aux visiteurs les enjeux de la ressource en eau à la surface de la Lune. L’eau pourrait, en effet, être utilisée par les astronautes dans ce que les agences spatiales appellent l’ISRU (In-situ ressources utilization). L’eau pourrait se boire, mais aussi être transformée en oxygène pour respirer. Et, avec de l’oxygène et de l’hydrogène, on fait aussi décoller des fusées. L’expérimentation de l’utilisation de ces ressources sur la Lune, pourrait permettre, à plus long terme, d’éprouver ces technologies pour des voyages sur Mars.

