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Artemis III : la NASA affine sa sélection de sites pour l’alunissage

Publié le 29 octobre 2024

La troisième mission habitée du programme Artemis doit être celle du retour sur la Lune. La NASA a récemment publié une liste de 9 sites proches du pôle Sud sélène, un peu plus de 2 ans après une précédente sélection de 13 lieux.

Artemis III : la NASA affine sa sélection de sites pour l’alunissage

Même s’il est en retard sur la planification d’origine, le programme de retour sur la Lune Artemis continue ses préparatifs. Après Artemis II qui verra 4 astronautes (3 de la NASA et 1 de l’Agence Spatiale Canadienne) tourner autour de notre satellite naturel (septembre 2025 au lieu de fin 2024), la mission suivante Artemis III doit signer le retour des Américains sur la surface sélène (officiellement pas avant septembre 2026). Et pour cette arrivée près du pôle Sud lunaire, la NASA réfléchit depuis un moment aux meilleurs sites à retenir.

De 13 à 9 sites pour le retour sur la Lune

On connaît désormais un peu mieux les lieux sélectionnés. Tout d’abord, ils sont situés autour du pôle Sud lunaire, région qui se distingue pour son intérêt scientifique, notamment la très probable présence de glace d’eau dans les zones à l’ombre.
Le 28 octobre, l’agence américaine a communiqué une liste de 9 sites pour l’arrivée d’Artemis III : un sommet près de Cabeus B, Haworth, Malapert Massif, Mons Mouton Plateau, Mons Mouton, Nobile Rim 1, Nobile Rim 2, de Gerlache Rim 2 et Slater Plain. La NASA précise que cet ordre ne présage pas une quelconque classification par préférence. Au sein de cette liste de 9 zones d’alunissage, 5 étaient déjà présents dans celle de 13 sites d’août 2022 : de Gerlache Rim 2, Haworth, Malapert Massif, Nobile Rim 1 et Nobile Rim 2. La nouvelle liste est dite «affinée».
La logique d’Artemis est expliquée avec l’exposition Lune – Episode II de la Cité de l’espace, et le LuneXplorer permet même de vivre un voyage vers la surface de notre voisine céleste !

Les 9 zones prioritaires pour Artemis III : un sommet près de Cabeus B, Haworth, Malapert Massif, Mons Mouton Plateau, Mons Mouton, Nobile Rim 1, Nobile Rim 2, de Gerlache Rim 2 et Slater Plain.

C’est dans l’une de celles-ci que la NASA compte signer le retour des Américains sur la Lune.
© NASA/GSFC/ASU/JSC/AGDT

Illustration d’un Starship version lunaire (ou HLS pour Human Landing System, système d’atterrissage habité).
Cette image d’artiste, publiée lors de la sélection du Starship comme atterrisseur lunaire, n’intègre pas les éventuelles modifications les plus récentes. 
© SpaceX

Le Starship toujours en première ligne

Ces 9 zones prioritaires pour Artemis III réunissent des critères d’intérêt scientifique tout en tenant compte des possibilités techniques des engins qui seront employés pour la mission. Il s’agit donc de lieux atteignables au regard des performances du lanceur SLS, de la capsule Orion et, surtout, du Starship de SpaceX dans sa version HLS (Human Landing System), c’est-à-dire un Starship spécifiquement conçu pour amener les astronautes sur la Lune. La nature du terrain (peu incliné on s’en doute) joue un rôle. Rappelons que c’est toujours la capsule Orion avec son module de service de l’ESA qui est chargée de transporter les équipages vers l’orbite lunaire, puis de les ramener sur Terre. Le Starship HLS attend les astronautes autour de la Lune. Après amarrage et transfert de ceux-ci à son bord, ils aluniront avec le vaisseau de SpaceX. Un fois la phase d’exploration en surface terminée, il décollera ensuite vers la capsule Orion qui assurera le voyage retour. Le communiqué de la NASA du 28 octobre cite explicitement le Starship HLS comme atterrisseur lunaire d’Artemis III.

Et les Européens ?

Le programme Artemis initié par la NASA est mené en coopération avec l’Agence Spatiale Européenne (ESA), celle du Japon (JAXA) et du Canada (ASC). Récemment, en janvier 2024, les Émirats Arabes Unis se sont ajoutés à la liste.

En fonction de l’apport de chaque agence, les missions vers et sur la Lune comprendront des astronautes des pays partenaires. On sait ainsi déjà que le premier non-américain à poser le pied sur la surface sélène sera Japonais. Cependant, pour Artemis III, l’équipage qui se posera sera très probablement intégralement constitué d’astronautes de la NASA. Du fait de ses apports au programme Artemis, l’ESA a obtenu 3 places pour ses astronautes, mais autour de la Lune, à bord de la future station Gateway. L’agence européenne a bien pour objectif un ou une astronaute de ses rangs sur notre satellite naturel dans le cadre d’Artemis. Une volonté qui passe par l’accroissement de l’effort européen au sein d’Artemis.

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