Un orage
à 3000 km/s
Alexis Rouillard explique qu’il faut distinguer ces particules chargées des rayonnements UV (ultraviolet) ou X également émis en quantité par l’activité de notre étoile. Ces derniers atteignent la Terre en environ 8 minutes puisqu’ils se déplacent à la vitesse de la lumière. En revanche, les particules chargées émises à l’occasion d’éruptions solaires ou d’éjections de masse coronale se déplacent plus «lentement» tout en pouvant atteindre «jusqu’à 3000 km par seconde*» note le scientifique qui ajoute que «la majorité des orages magnétiques ainsi créés atteignent la Terre en environ 2 jours». Ce sont bien évidemment ces particules, du plasma, qui vont entraîner des aurores selon le mécanisme mis en image par la vidéo de l’université d’Oslo. Le trajet Soleil-Terre dépend aussi des lignes de champ magnétique de notre étoile ainsi que du vent solaire (plus lent). Néanmoins, les scientifiques parviennent aujourd’hui à prévoir quand notre planète sera «frappée». L’orage magnétique à l’origine des spectaculaires aurores du 10 mai est d’ailleurs arrivé à la date calculée, faisant dire à Alexis Rouillard que «le modèle de propagation a été correct».
(*) Ce qui donne un peu plus que 10 millions de km/h !

