Schéma de l’observation de 55 Cancri e par le télescope spatial Webb. Les instruments ont saisi les différences entre la lumière reçue de l’exoplanète et de son étoile, puis uniquement de l’étoile lorsque 55 Cancri e est passée derrière. Ce sont ces différences qui ont révélé l’existence d’une véritable atmosphère.
© NASA, ESA, CSA, Joseph Olmsted (STScI) Science: Aaron Bello-Arufe (JPL)
Un nouveau portrait
Un portrait somme toute plutôt infernal et logique au regard des conditions subies par 55 Cancri e. Un portrait remis partiellement, en cause par le télescope spatial James Webb. En mars 2023, l’observatoire a scruté en infrarouge le passage de la super-Terre derrière son étoile. Avant et après ce passage, les instruments recevaient donc la lumière issue de l’étoile et celle réfléchie par la planète (donc par l’atmosphère de cette dernière). Quand 55 Cancri e était cachée, seule la lumière de l’étoile était captée. La comparaison des données a permis à une équipe dirigée par l’astrophysicien et planétologue Renyu Hu du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA de déterminer que la température était plus basse que précédemment estimée, soit 1540°C. Un résultat qui implique que la chaleur du côté de la planète tournée vers l’étoile (par verrou gravitationnel, elle présente toujours la même face) est «diluée» par une atmosphère, une partie de l’énergie se trouvant alors distribuée vers la moitié froide.

