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Des éclipses pour mieux comprendre l’Univers

Saviez-vous que les éclipses totales sont bien moins rares qu’on ne le pense ? Ces phénomènes ont parfois joué un rôle crucial dans notre avancée scientifique, en élargissant considérablement notre compréhension de l’Univers.

Au cours du XXIe siècle, nous serons témoins de 224 éclipses, dont 68 totales. Ces dernières, bien que de courte durée et visibles seulement depuis une étroite bande terrestre de 100 à 200 km, nécessitent d’être au bon endroit au bon moment, et que la météo soit clémente. Cette brièveté et cette localisation spécifique contribuent à l’idée de leur rareté. Malgré la difficulté que pose parfois leur observation, les éclipses ont permis au cours des siècles de répondre à de nombreuses questions scientifiques.

Au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget où il est exposé, le Concorde 001 affiche sur sa  carlingue le logo du vol de 1973 consacré à l’éclipse.

© DiscoA340/CC-BY-SA-4.0

Théorie de la relativité

Une éclipse en 1919 a permis de valider la théorie de la relativité d’Albert Einstein

Un exemple marquant de l’importance des éclipses dans la science est celui du 29 mai 1919, qui a vu l’astronome britannique Arthur Eddington  valider la théorie de la relativité d’Albert Einstein. Observant les étoiles proches du Soleil lors de l’éclipse, ses résultats ont confirmé les prédictions d’Einstein. Bien que certains aient critiqué la fiabilité des données d’Arthur Eddington, cet événement a marqué un tournant dans l’acceptation de nouvelles théories scientifiques.

Concorde

En 1973, l’avion supersonique a suivi la trajectoire d’une écplise

Plusieurs décennies plus tard, le Concorde, transformé en observatoire volant, a illustré une autre utilisation spectaculaire des éclipses dans l’avancement scientifique. Le 30 juin 1973, ce supersonique franco-britannique, piloté par le légendaire André Turcat, a suivi l’ombre de l’éclipse solaire à une vitesse proche de Mach 2. La préparation méticuleuse de ce vol par l’astrophysicien Pierre Lena et ses équipiers a permis aux astronomes à bord d’observer l’éclipse pendant 74 minutes à 17 km d’altitude, bien au-delà des 7 minutes possibles au sol, établissant ainsi un record toujours inégalé.

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