Le Starliner de la mission Boe-CFT s’envole de Floride au sommet d’un lanceur Atlas V d’United Launch Alliance. C’est la première fois que ce lanceur en service depuis 2002 (et dont le premier étage est propulsé par un moteur russe*) est employé pour un vol habité.
(*) La firme United Launch Alliance dispose d’un stock de moteurs RD-180 d’Energomash acquis avant la guerre en Ukraine.
Direction l’ISS et la certification
Le Starliner s’est séparé de l’étage supérieur Centaur de l’Atlas V après 15 mn de vol. Un quart d’heure plus tard, la capsule de Boeing a utilisé sa propulsion afin de s’inscrire sur orbite et sur la trajectoire l’amenant vers la Station Spatiale Internationale.
L’amarrage à l’ISS est prévu pour le jeudi 6 juin à 18h30, heure de la France métropolitaine. Butch Wilmore et Sunita Williams devraient rester une semaine à bord de l’ISS avant de revenir sur Terre. Contrairement à la Dragon de SpaceX qui amerrit, la Capsule de Boeing est conçue pour se poser sur la terre ferme, son arrivée sous parachutes étant amortie par des coussins gonflables qui se déploient après le largage du bouclier thermique.
La capsule utilisée pour cette mission est celle qui réalisa en 2019 un vol écourté à 48 heures en raison d’un problème informatique. Sunita Williams a baptisé cette capsule Calypso en hommage au navire éponyme de l’explorateur français Jacques-Yves Cousteau.
Le succès de la mission Boe-CFT permettra la certification par la NASA du Starliner. Boeing mènera alors chaque année, dans le cadre d’un contrat commercial, un vol pour amener des astronautes vers l’ISS en alternance avec la Dragon de SpaceX. Les deux sociétés ont le droit d’utiliser leurs vaisseaux pour des missions privées (lire aussi notre article sur le contexte complet).

