Mars ou la Lune ?
L’agenda martien rappelé par Elon Musk le 8 septembre lui permet, en appuyant sur une volonté de voir à long terme pour l’humanité, de faire une déclaration qui se démarque de son positionnement politique très clivant sur X. Positionnement qui lui vaut de nombreuses critiques qui souvent rejaillissent sur l’image de ses entreprises (SpaceX, mais aussi Tesla et X).
Les buts (vols habités, ville autonome) n’ont rien de nouveau, ni au passage le calendrier très optimiste. Le journaliste américain Jeff Foust, spécialisé dans le spatial, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner qu’Elon Musk avait annoncé en 2017 des Starships en automatique sur Mars pour 7 ans plus tard, soit 2024, et de conclure qu’il y a 2,6 milliards de raisons pour lesquelles SpaceX serait plus occupé par la Lune en 2026. Les 2,6 milliards sont une allusion directe au montant du contrat avec la NASA par lequel SpaceX doit fournir à l’agence américaine un atterrisseur lunaire basé sur le Starship dans le cadre du programme Artemis.
Néanmoins, reconnaissons aussi que les programmes spatiaux ambitieux respectent rarement leur calendrier d’origine. Le télescope spatial James Webb a eu une dizaine d’années de retard et les nouveaux lanceurs dépassent fréquemment de plusieurs années leur date d’envol inaugural.

