La Terre vue le 4 décembre 2022 par un satellite d’Eumestat. MTG-I1 rejoindra la même position sur orbite afin d’y réaliser le même type d’observation, mais avec des performances plus élevées.
© Eumetsat
Pour MTG-I1, on obtient logiquement 100 % et donc une plus grande résolution temporelle, ce qui veut dire des images (qui montrent entre autres le déplacement des masses nuageuses) de façon plus fréquente. L’ensemble de l’Europe est ainsi observé toutes les 2,5 minutes au lieu de 5 auparavant, L’Europe et l’Afrique toutes les 10 minutes au lieu de 15. La résolution spatiale des instruments (la finesse des détails perçus) s’inscrit désormais dans une fourchette de 0,5 à 2 km au lieu de 1 à 3. S’ajoutent un sondeur infrarouge pour un profil 3D des températures et de l’humidité, un autre (proche-infrarouge, ultraviolet et visible) consacré à la qualité de l’air (détection des aérosols) et un instrument d’imagerie des éclairs (signes de perturbations atmosphériques et d’événements météo extrêmes).
Plus de mesures et plus souvent fourniront à terme 110 mégabits de données chaque seconde au lieu de 2 actuellement ! Or, en disposant de plus de données, les modèles de prévisions météo s’affineront et seront plus précis. Phil Evans, directeur général d’Eumetsat, résume ainsi l’enjeu de cette météo de troisième génération : «fournir aux services météorologiques une quantité considérablement accrue d’informations plus précises qui les aideront à protéger les vies, les biens et les infrastructures. Ce système sauvera littéralement des vies».

